Comment planter les tomates

Lorsque vos plants de tomates sont dans des godets individuels et qu’ils mesurent entre 12 et 15 cm, c’est qu’ils sont prêts à être plantés ! Si les saints de glace sont passés, jetez quand même un coup d’œil aux prévisions météo afin d’écarter tout risque de gelée. Quand tous les indicateurs sont au vert, il est temps de repiquer vos tomates au potager.

1ère étape : je prépare mon sol

La culture de tomate nécessite un peu de vigilance sur deux points :

  •  une terre préalablement enrichie.
  • un apport d’eau important.

Comme pour toute culture, le sol doit être préalablement ameubli et désherbé.
Selon les principes de l’agroécologie, Lou vayu vous préconise d’aérer la terre avec une grelinette afin de préserver la vie du sol et ses différentes couches. Cassez et affinez ensuite les mottes de terre avec un croc.
La tomate est une culture gourmande qui nécessite de fertiliser préalablement votre terre. Pas de panique si vous n’avez pas anticipé ! Lors du repiquage en pleine terre, incorporez à votre sol une quantité de compost importante, soit l’équivalent de 3 kg par m².
Enfin un dernier conseil, évitez de placer vos plants de tomates sur un espace ayant déjà accueilli des cultures gourmandes l’année passée. C’est un gage de préservation de la qualité et de la vitalité de votre sol. Vous éviterez également l’apparition de maladies.

2ème étape : je positionne mes plants de tomates au potager et je favorise une association de culture

Choisissez un emplacement de votre potager bien ensoleillé.
Les plants de tomates sont espacés de 50 cm entre eux sur la même ligne et de 80 cm entre les rangs. Afin d’optimiser la surface de votre potager, il est possible de positionner vos pieds de tomates en quinconce. Cette pratique courante en permaculture permet un espacement égal entre chaque plant.

Un autre principe permaculturel est de favoriser les associations bénéfiques au potager. Un grand classique d’été est sans aucun doute l’association tomates, œillets d’inde et basilic.
Les œillets d’inde (ou « tagètes ») ont une action protectrice sur les tomates en repoussant les nématodes, ces vers présents dans le sol qui s’attaquent aux racines des plantes. Grâce à leur forte odeur, les tagètes servent également de brouillage olfactif et forment ainsi un rempart contre les insectes indésirables.
Concernant l’association avec le basilic, aucune étude précise ne prouve l’efficacité de cet aromate sur la croissance et le bien-être des plants de tomates. Néanmoins, en observant simplement la nature, tout jardinier constate que ces deux-là s’entendent à merveille au potager. Et qui plus est dans nos assiettes !

Pour cette association, Lou vayu vous préconise d’implanter vos pieds de basilics et d’œillets d’inde à 30 cm de vos plants de tomates, de préférence en bordure afin de faciliter leur récolte.
Pour être perfectible et si l’orientation de votre potager le permet, placez vos plants de basilic de telle sorte à ce qu’ils bénéficient de l’ombre portée des plants élevés de tomates l’après-midi. En effet, contrairement aux croyances, le plant de basilic craint le soleil brûlant des chaudes après-midi du plein été.

3ème étape : je prête attention aux particularités du repiquage de la tomate

Une fois le plant délicatement retiré de son godet, enterrez-le profondément pour permettre à la tige d’émettre de nouvelles racines. Le cotylédon est alors ainsi enfoui.
Certains jardiniers plantent même leurs mottes à l’horizontale ! Cela permet un meilleur développement du système racinaire.
Pour stimuler la croissance des plantes et l’apparition de nouvelles feuilles, Lou vayu vous conseille d’ajouter une poignée de feuilles d’ortie mélangée à la terre, au fond du trou de plantation.

Le tuteurage des plants de tomate est indispensable.
Placer au pied de la plante un tuteur d’une hauteur minimum de 170 cm. Pour les variétés vigoureuses telles que les tomates cerises, le tuteurage en tipi est une solution efficace. Avec des tiges placées horizontalement, cette technique facilite le guidage de vos pousses latérales en pleine saison. De plus les tipis sont plus résistants face au vent.

4ème étape : j’entretiens mes cultures de tomates

Supprimez les gourmands ! Ce sont les pousses latérales qui apparaissent à l’aisselle des feuilles. Pour cela, pincez simplement la jeune pousse entre votre pouce et votre index.

La tomate nécessite un arrosage régulier. Afin de limiter l’évaporation de l’eau, il est conseillé de pailler vos plantes, c’est-à-dire couvrir votre terre avec, au choix ou en mélange, des broyats de rameaux, des feuilles de consoudes, du compost, des herbes sèches ou de la paille.
De nombreux facteurs jouent sur la quantité d’eau à apporter : nature du sol, climat, paillage, stade de développement de la plante. De manière générale, l’arrosage doit être régulier en particulier durant la période de croissance de la plante.

Enfin, s’agissant d’une culture gourmande, veillez à apporter du compost dès la récolte des premiers fruits, pour conserver une terre riche et fertile.

Le semis de tomate est une étape délicate, cependant sa culture est ensuite très facile. La réalisation de vos propre semis est essentiel pour obtenir des plants préalablement adaptés à votre environnement. Leurs plantation et leurs adaptation au jardin seront alors plus aisées.

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